jeudi 10 avril 2008

VAGINAL DAVIS

VAGINAL DAVIS est une drag queen, artiste performeuse qui en hommage à la féministe Afro-Américaine Angela Davis a substitué le prénon Angela en Vaginal pour sexualiser et performer son nom. En effet, Vaginal Davis réalise d'excellents "performative talk" où elle performe la parole accompagnée de séquences filmiques tel que dans sa conférence intitulée "F-ck Like The F-cking Blacks : Performative Talk" réalisé au Palais de Tokyo ce mercredi 09 Avril 2008. Elle est également sollicitées comme dj pour des spectacles musicaux et performatifs. A Los Angeles par exemple, le Bricktop entre 2002-2005 était le plus prisé. Mais elle est aussi une écrivaine qui a participé à la publication d'articles et de revues parmis lesquelles Fertile La Toyah Jackson Magazine and Shrimp et Glue. C'est une artiste pleine de talent qui compte à son actif un bon nombre de films à voir, parmis lesquels :
- Ceux dirigés par Vaginal Davis même:
Designy Living en 1994
Three Faces Of Women en 1994 également
The White To Be Angry en 1999.
- Deux films dirigés par Bruce LaBruce :
Super 8 1/2 en 1994
Hustler White en 1998 en codirection avec Rick Castro.
- Une série télévisuelle :
Tales of The City en 1993.
- Et quatre autres films :
Lived Nude Girl en 1995 dirigé par Julianna Lavin
Can I Be Your Bratwurst, Please en 1999 dirigé par Rosa von Praunheim
Beyond Lovely en 2005 dirigé par Hilary Goldberg
The Lollipop Generation en 2008 dirigé par G. B. Jones.
Mais il est mieux enocre de se déplacer à ses conférences et d'assister à ses spectacles car une performance ne vaut que d'être vécue et non racontée.

Lire l'article Vaginal Davis au Palais de Tokyo sur That's All Black Quare à http://blackqueer.blogspot.com/

samedi 29 mars 2008

Conférence en l'honneur de Fatou SOW à Paris Didérot-Paris7



Première partie de la séance :
Le vendredi 28 Mars 2008 s'est tenu à l'université Paris Didérot-Paris 7, au niveau du site Javelot dans la salle des thèses au 2è étage, une conférence en l'honneur de Fatou Sow. La conférence a permi à Thérèse Loco de d'intervenir sur "Comment être féministe en Afrique ?", et Fatou Binetou Dial toujours par rapport au continent Africain d'intervenir sur "Quand le couple fait des histoires ! Histoires matrimoniales et rapports de couple à Dakar". Pascale Barthélémy quand à lui a intervenu sur "Education et féminisme". Faranirina Rajaonah dans la première partie de la matinée était en effet la présidente de séance.

Deuxième partie de la séance :
Prévu dans l'après-midi, avec comme présidente de séance Dominique Fougeyrollas, Patricia McFadden intervint sur "Challenges and Prospects for the Contemporary African Féminist Movements : Focus on Southern Africa" où le terme womansim est abordé en rapport avec l'identitié nationale et le nationalisme. Sonia Dayan-Herzbrun sur "Genre et Sciences Sociales en Afrique. Epistémologie et politique" aura fourni une bibliographie importante sur le thème de la parole aux femmes d'Afrique parmis laquelle Awa Thiam. La Parole aux Négresses. Cet apport bibliographique devait alors permettre de saisir l'impact de la prise de parole politique à la fois sexuée et genrée en "Afrique". Elle devait signaler combien la plupart des auteurs en sciences sociales sont des hommes au moment où Fatou SOW décide de se lancer dans cette branche. Le but de son intervention était de pointer ce que la domination avait de matérielle et de politique. Le terme d' "hégémonie " de Grasmci ne sera pas en reste dans cette intervention qui aborde aussi la déconstuction du discours colonial en analysant la violence politique, économique et sociale qui s'y rattache. Octave Manoni sera cité, Frantz Fanon et d'autres pour mettre en lumière combien la colonisation a conduit à une prolétarisation des hommes et a exclut ausi les femmes, d'un certain point de vue. Le voeux de l'intervenante est d'oeuvrer à une restauration des femmes Africaines dans les récits du passé, et les analyses du présent.

Patricia Hill Collins à Paris Didérot-Paris7

Ensuite, Patricia Hill Collins a intervenu à son tour sur The Futur of Black Feminism avec beaucoup d'aisance et de mesure dans ses mots, car les mots ont bien un sens qu'il ne faut pas sous-estimé. En effet elle a expliqué à l'assitance pourquoi le titre original "United States Black Feminism" a été changé en "How United States Black Feminism is Being Eclipsed and How Can We Get It Back ?" En fait, c'est pour souligner que le fait de peindre une image pragmatique est différent de peindre une image sombre de l'état des choses. Son intervention a été selon nous très bien structurée et les ponctuations humouristiques n'étaient pas sans rendre agréable l'intervention qui a évolué en es trois parties : 1) Introduction : United States Feminism 2) Some Catalysts : où les termes Disconnected, Containment, Invisibilty sont utilisés respectivement pour parler de la pensée et de l'activisme féministe Black, de la place des féministes Black dans l'académie à propos de la politique de la représentation aux Etats-Unis.
La troisième et dernière partie 3) Directions a abordé les nationalisme du féminisme, la communauté de travail, le programme des problématiques sociales du féminisme genré. Ce fût l'occasion pour elle de donner un aperçu sur le féminisme moderne d'aujourdui de 1960 à 1970. En effet, la problématique principale consistait à donner les arguments pour une déconstruction du fait que le "féminisme" revient à une certaine sorte de "nationalisme" qui construit un groupe à part.

Le Professeur Paula Bachetta et le collectif Dawe
Le Professeur Paula Bachetta était de la partie bien qu'elle n'a pas fait d'intervention. En effet, la veille elle avait tenu une conférence dans le cadre de "Féminist of Color, Queers of Colors" où une projection filmique a permis de s'informer sur la manière dont la diaspora Indienne lorsqu'elle "devient" homosexuelle, manage cette nouvelle donne lorqu'elle retourne au pays. En effet, la question à savoir comment ne pas avoir a choisir entre l'"indianité" et l'homosexualité a été embrassée à travers le terme Kusch qui veut dire en Indien "Gay". Au cours des discussions qui n'ont pas manqué dans la conférence tenue par le collectif Dawe, il fût noté qu'en France comme aux Etats-Unis, il y'a eu un effacement des femmes non-Blanches, des féministes non-Blanches que je qualifierai d'institutionnel. Les images d'Angela Davis, June Jordan... dans "A Place of Rage", dans le cadre de "don't you idolize the diction of the powerful" à l'ehess le vendredi 27 Mars aura occasionné le rassemblement d'un grand nombre de minorités.


lundi 24 mars 2008

Thomas Sankara : Afro-optimiste, anticolonialiste

Anti-néocolonialiste, homme intègre, pour la non-assistance indéféni, contre le pessimisme sur l'Afrique, symbole de "la patrie ou la mort, nous vaincrons", Thomas Sankara, président du Burkina Faso, est mort le 15 Octobre 1987.

http://www.dailymotion.com/video/x2nm6l_thomas-sankara-2_politics

http://www.dailymotion.com/video/x1c4rx_tsankaraconference-de-presse-1984_news

http://www.dailymotion.com/video/x1a3uf_discours-de-t-sankara-4-aout-1987-1_news

Pub Handicap International - 25 ans

Pub Handicap International - 25 ans
Vidéo envoyée par shinjet sur youtube

Nouvelle Publicité d'Handicap International pour leur 25 ans


LE CORPS NOIR une fois encore, est utilisé pour suggérer le "handicape" comme étant l'apanage des Noirs et plus généralement du continent Africain. N'est-ce pas ? En effet, à la simple question à savoir : " Pourquoi n'avoir pas préféré une actrice blanche de peau ?" nous remarquons que la réponse est simple. Du moins, semble t-il. Il est plus habituel de voir des images de guerre et de pauvreté sur le continent Africain, dans les médias et la publicité. Ce qui explique qu'il est plus facile de suggérer qu'agir "partout" où le handicape se trouve, se résume à agir essentiellement en faveur de ce concept visible qu'est ce corps "Noirs" dans la présente publicité. Effectivement il faut agir partout où le handicape se trouve. Aussi faudrait-il commencer par ce handicape du regard publicitaire qui participe à une discrimination latente des minorités visibles noires en stigmatisant ainsi le corps Noir.

LES "NOIRS" NE SONT PAS tous handicapés : car oui, c'est que suggère cette publicité. Et l'Afrique n'est pas plus un continent de guerre qu'un d'autre continent Occidental qui soutient souvent les guerres tribales ou de colonisation de notre époque. En "Afrique" il existe de nombreux pays, et parmis ces pays il existe des pays en paix. Je revendique donc des images plus soucieuses de ces préjugés raciaux et racialisants, qui tiennent de plus en plus compte d'une diversification de la thématique.

SUGGERER AUSSI FORT (si ce n'est affirmer) de nos jours, le "misérabilisme" comme étant "Noir" dans la publicité contemporaine est une nouvelle forme de racisme, lorsqu'elle ne sort pas des thématiques habituelles de la guerre, de la faim, de la souffrance, bref le "handicape" en général.

lundi 17 mars 2008

Le Paris Noir, Le Paris Couleurs, Le Paris Arabe - Et Mon " Paris Blanc " ?!

Certains discours soit-disant anti-racistes tenus par des métropolitains non perçus comme Noirs ou ne s'identifiant pas comme tels contribuent parfois à soutenir un certain racisme envers les Noirs. Notamment certaines analyses dans le domaine des études "postcoloniales" qui s'installent. Quelques livres considérés comme "majeurs" sont truffés d'incitations à de nouvelles formes de racisme. En effet, pourquoi pas un "Paris Blanc" qui viendra compléter les collections déjà existantes et garnir la panoplie du "Paris Quelque Chose" ? L'objectif sera de complèter le "Paris Noir", "Le Paris Couleurs" le "Paris Arabe"... comme un droit de réponse. Le "Paris Blanc" est en effet absent dans ces discours sur l'altérité où il est rarement "Objet" de discours à travers un regard minoritaire.

Padlocking Mounth To Mute Voice

WHAT I COME TO RECOGNIZE nowadays is that since i've decided to work and research on Black Studies, talking about African American studies in particular and trying to make connection with Africa and my transnational identity, i've noticed most of the people tried to make me beleave i was wrong. I was supposed to be wrong when testifying racism i've encountered in University and everyday life, when on the other side they had and would never encounter it. I was supposed to be wrong when trying to say that African authors deserve to be taken seriously because they made a good job in publishing books and researches about the conditions of life of Black folks. This was definitely unbeleavable in the university where most of my teachers where White and claimed they were not racist. What they tried to do is to convince me that i was the racist one to choose African and African American authors, when i should beleave their White counterparts unless i beleaved they made a bad analysis of Black conditions of living. In fact, it was no more my research and the achievements of my work that they were discussing about at the end, it was all about how to stop this legitimity of African and African American authors. Because if i couldn't rely on them, they could say that i've imagined it all and that i was fooling myself if i were not a fool, and trying to cheat as some of the m already precisely wrote it as a remark on my school works.HOW COME that they have to notice it's all about African and African American and take it like a problem and a misworking when it's not about they work relying on White authors only ? Precisely in a domain where it been a long time it has been critical to this White discourse. Some has to recognize that it's because of the black color of my skin because the real case of this counterpart of mine who is working on queers just like me or this one on postcolonial studies, when they rely on African American authors they will never be doubted to be "racist" or being wrong about their research. Even when they work is openly limited, i have come to know that mine is to got the same mark and juged the "same level". It's appears really difficult to recognize honestly when a Black student come to talk about African American authors that it has to do with achievement of a long and hard work than just with an "exotic" interest in talking about Black conditions of life. Yes, when paying to those behaviors around the achievement of a harsh and difficult investigation in talking truth with the right informations it's unavoidable to ask what if i had to be wrong and misunderstand just like this counterparts ? Will the teachers forgive me to be so ignoring and give me the same mark and juge that i have the "same level" like this White counterpart who had made a hard work for understanding Black conditions, or will they laught at me and make their best to show me how ignoring i am and how much i couldn't make this work ?FOR IF Whites can talk about Black in the university and other structures to their white counterparts when Blacks can't talk about Blacks nor even about White because they have to face a permanent trying to dismiss their work and even their presence, isn't it what we call "racisme" ? If this stance is not of a racist, then somebody come tell me how you call it ?Keep away from people who try to belittle your ambitions. Small people always do that, but the really great make you feel that you, too, can become great. MARK TWAIN.

samedi 15 mars 2008

Séminaire "Fuck My Brain" : Les Etudes Postcoloniales françaises

Je viens encore une fois exhorter les minorités visibles a s'intéresser sérieusement à la question de la "Race" en participant massivement aux conférences et séminaires qui en parlent. D'abord parce qu'il faut se dire que tout discours qui se tient sur la "Race" mérite débat, et ensuite parce que c'est là un moyen d'exposer son point de vue ainsi que de montrer que les minorités ont un avis sur leurs conditions de vie et sont capables de réflexion. Le séminaire "Fuck My Brain" de Marie-Hélène Bourcier dans les locaux de l'Ehess est un séminaire à même de favoriser cet échange de points de vue entre les minorités visibles, les non visibles et les différents ensembles majoritaires.

Ceux qui ont assistés au séminaire du 13 Mars 2008 auront noté que ce séminaire engagé sur la "Race" et le racisme était loin d'être un séminaire uniracial au niveau de l'énonciation du discours sur la racialité. En effet, Maxime Cervulle ayant intervenu sur le thème de la "Blanchitude et hétérosexualité : des limites des approches analogiques et comparatives" ; j'ai de même abordé le thème " Les études postcoloniales Françaises et le regard Queer sur l'Identité Noire". Ceci témoigne non seulement d'un pluridiscours, mais aussi visibilise également la diversité des points de vue sur le racisme. Il montre que différents acteurs identitaires peuvent mener un regard croisé sur le racisme. En outre, le séminaire "Fuck My Brain" permet ce débat scientifique et non hiérarchique, qui laisse place à des réflexions non consensuelles suivies d'indications bibliographiques valables et intéressantes pour ceux et celles qui s'intéressent vraiment à la question.

Avant de conclure, je voudrais insister sur le rassasiement : il ne s'agit pas de se rassasier vite quand de nombreux autres discours et point de vue méritent d'être énoncés, et d'autres démarches sont à entreprendre.