samedi 1 mars 2008

W.E.B Dubois (1868-1963)


W.E.B Dubois est le critique le plus virulent de Booker T. Washington. Né le 23 Février 1868 à Great Barrington, il est le premier Afro-Américain a recevoir le diplôme de doctorat d'Harvard en 1895. Son sujet de doctorat était en effet "The Suppression of the African Slave Trade" qui fût publié par Havard. Il est aussi l'auteur de Black Reconstruction et Philadelphia.

En 1903 ils publie dans Souls Of Black Folk un essai intitulé On Mr. Booker T. Washington and Others où il donne les principales raisons pour lesquelles il s'oppose à Washington. Il a d'ailleurs surnomé le speach de Booker T. à Atlanta "Atlanta Compromise".

W.E.B Dubois a contribué à la création de la NAACP ( National Association For The Advancement of Colored People) pour laquelle il abandonna en 1910 son poste à l'université Atlanta University pour se consacrer entièrement aux activités de l'Association.

William Edward Burghardt Du Bois est un intellectuel, activiste Afro-Américain qui lutta pour les droits civiques des Noirs aux Etats-Unis, qui reçut deux prix pour la paix : en 1952 le Prix International de la paix décerné par le Conseil mondial de la paix, et en 1959 le prix Lenine pour la paix.

Etudes Postcoloniales ou études "coloniales" ?

Je leur ai dit : Je veux faire des études postcoloniales.
Ils m'ont dit : Tu ne peux pas faire des études postcoloniales !
Je leur ai dit : Mais pourquoi je ne peux pas les faire ?
Ils m'ont dit : Parce que tu es Africaine !
Je leur ai dit : Mais il y'a des français qui le font , je ne comprends pas !
Ils m'ont dit : Oui, mais eux ils peuvent !
Je leur ai dit : Je ne comprens vraiment pas, je suis française aussi.
Ils m'ont dit : Oui, mais toi tu es Noire !
Je leur ai dit : C'est pour cette raison ?
Ils m'ont dit : A moins que tu dises "Nos ancêtres les Gaullois"
Je leur ai dit : Mais je préfère mes ancêtres Africains, ou Afro-Américains
Ils m'ont dit : Tu n'as aucun droit de les préférer, tu dois préferer tes ancêtres les Gaullois !
Je leur ai dit : C'est donc ça faire des études postcoloniales ?
Ils m'ont dit : Oui, tu dois dire ce que nous voulons entendre.
Je leur ai dit : Mais vous n'avez pas besoin de moi pour ça, vous le faites déjà
Ils m'ont dit : Oui, et nous n'en sommes pas peu fier.
Je leur ai dit: Mais je veux faire des études postcoloniales
Ils m'ont dit : Arrêtes de te plaindre et joue le jeu
Je leur ai dit : Mais quel jeu ?
Ils m'ont dit : Oublies tes ancêtres, parles de nôtres !
Je leur ai dit : Pourquoi vous ne les oubliez pas les vôtres ?
Ils m'ont dit : Parce que c'est les nôtres
Je leur ai dit : Et les miens pourquoi n'y ais-je pas droit ?
Ils m'ont dit : Parce que c'est les tiens
Je leur ai demandé : Pourquoi vous ne les aimez pas ?
Ils m'ont dit : Parce qu'ils te donnent de la légitimité.
Je leur ai dit : N'y ais-je pas droit ?
Ils m'ont dit : Non, cela nous dérange.

vendredi 29 février 2008

" Decentering " : Décentrement et Cultural Studies

J'invite les lecteurs à lire sur la question du décentrement dans les Cultural Studies. Que disent en effet les Cultural Studies : Où est le "Centre" (merci à MHB pour l'idée) ? Peut-on demander à un minoritaire de se "décentrer" ? Il est indispensable de ne pas faire l'impasse sur ce sujet pour qui veut se réclammer des Cultural Studies.

Patricia Hill Collins ( May 1, 1948 )


Patricia Hill Collins is Professor of Sociology, University of Maryland, College Park, and charles Phelps Taft Emeritus Professor of Sociology and African American Studies, University of Cincinnati. She is author of Black Feminist Thought : Knowledge, Conciousness, and the Politics of Empowerment published by Routledge originally in 1990, which is her first book. In this book she manage to show how class, gender, sexuality, race and nation are interconnected so that it should be considered in the understanding of oppressions. She shows how external definitions of Black womanhood through controlling images inform Black Women restriction in society. Accurately, she has been awarded the Jesse Barnard Award in 1993 for Black Feminist Thought where she expresses the feminist figures of Angela Davis, Alice Walker and Audre Lorde thoughts.

Also recipient of the C. Wright Mills Award in 1990 two years later she co-edits Race, Class and Gender : An Anthology with Margaret Andersen in 1992. In 1998 she publishes Fighting Words : Black Women and The Search for Justice, which focuses on fighting discrimination against Black women in Black communities. In this book she also embraces the notion of Black Women as "outsiders within". In 2006 From Black Power to Hip Hop : Racism, Nationalism, and Feminism is to discuss the relationship between feminism and women in the hip hop generation but connected with Black nationalism. However notice that this very same year she is to be named Distinguished University Professor by the University of Maryland.

The Book that please me the most among her books is Black Sexual Politics : African American Gender, And The New Racism published also by Routledge in 2004 for how it shows that race and sexism are intertwined ant that to understand the wide range of racism somebody needs to consider it.

vendredi 22 février 2008

Le Musée du Quay Branly - et l' Expostion d' "Objet d'Art Africain"

L’exposition muséale européenne en tant que vecteur de pensée est une des formes matérialisées d’un regard culturel métropolitain eurocentré sur l’« objet d’art » Africain, au regard de l’"exposition" des masques lélés d’Afrique lors des cérémonies traditionnelles de leur sortie dont nous avons l'expérience. La dernière offre une possibilité d’analyse du processus de patrimonialisation qui se met et re-met en place avec le musée du Quai Branly. En effet, certaines positions politiques ou identitaires on confinées l’« objets d’art » africain muséal dans une « position » où il est perçu comme un objet de revendication identitaire (qualifiée de pure, originelle ou original) ou comme objet "moderne "d’aliénation identitaire ou un témoin de l’orientation d’une création "artistique" en faveur d’une demande commerciale précise.
On attend en effet des masques exposés qu’ils soient le reflet du pittoresque d’antan et du contexte exotique pure d’un temps révolu de l’Afrique. Ce qui présenterait les œuvres d’art Africains contemporaines soit comme des aliénations à la demande du marché commercial international, soit comme des « objets d’art » à maintenir dans les caractéristiques « didactiques » originelles pour maintient l’intérêt pour ces œuvres perçues comme « typiques ».
Le musée du quai Branly fait peser une dichotomie sur l’art africain lorsqu’il le met en scène dans et à travers l’exposition muséale, qui construit un regard tourné vers le côté traditionnel de l’œuvre, ou bien vers une « modernisation » contemporaine des « objet d’art »Africain fabriqués de nos jours et vendus dans des boutiques "spécialisées".

Au regard du contexte colonial et historique dans lequel la plupart des œuvres ont été acquises, une proposition d’ « écriture » du patrimoine qui tienne compte de la voix minoritaire des africains encore garant des traditions dans certains ethnies, permet de suggérer la légitimité de toutes les traditions. Car il n’existe pas une seule tradition légitime, mais plusieurs traditions légitimes qui participent à la construction de l’histoire de l’humanité, et à une échelle restreinte à l’histoire de la France qui comporte des identifications hétéroclites.
L’écriture du patrimoine lorsqu’elle se veut ouverte est une écriture de l’histoire qui tient compte des approches différenciées pour rétablir une certaine démocratie dans la légitimité nationale et transnationale des récits sur des « objets d’art » Africains qui concentrent en eux des revendications à la fois politique, identitaire et représentationnel. A ce sujet d'ailleurs : « Quid de refus du statut de spécialiste en « Objet d’Art » Africain ? » Ce thème que nous avons abordé en 2006 nous a apporté des éléments de compréhension ainsi que les raisons d’une non reconnaissance de légitimité de notre part au statut de « spécialiste » en « objet d’art » Africain à un métropolitain déconnecté du contexte Africain et non immergé dans les secrets familiaux ethniques sur la connaissance de ces objets. Bientôt, une version disponible du texte initial retravaillé sera divulguée pour une autre lecture de l'"objet d'art" Africain.

Malcom X (1925-1965)

Malcom X est un Afro-Américain connu comme le porte-parole de la "Nation d'Islam" à l'époque d'Elijah Muhammad. Il annonce sa rupture avec l'organisation en 1964 après un séjour à la mecque : il dénonçait en effet le racisme et devient d'ailleurs sunnite (une branche de la Nation d'Islam qui se met en place après la mort d'Elijah Muhammad en 1975).
Malcom X était un panafricaniste fervent du Black Pride et l'autosuffisance économique de la communauté Afro-Américaine.
Il fût assassiné en 1965 pendant la National Brotherwood Week et devient aux yeux de nombreuses personnes un martyr du gouvernement Américain, et pour d'autres un martyr de la "Nation d'Islam".
De nombreux auteurs des African American Studies tirent un enseignement de ses discours et le citent dans le discours contre le racisme. Il a également fait l'objet de film à savoir Malcom X de Spike LEE.

Aimé Césaire ( 25 Juin 1913 )

Aimé Césaire est le deuxième co-fondateur du mouvement de la Négritude. Les deux autres étant Léopold Sédar Senghor(sénégalais) et Léon Gondran Damas. En effet, Cahier d'un retour au pays natal est considéré comme l'oeuvre à travers laquel la Négritude en 1939 apparait au niveau de la scène nationale française. Selon Aimé Césaire « la Négritude est la simple reconnaissance du fait d’être noir, et l’acceptation de ce fait, de notre destin de noir, de notre histoire et de notre culture. » C'est un Martiniquais né à Basse-Pointe en 1913, considéré comme un poète. Mais c'est un homme des premiers instants de la lutte pour recouvrir la dignité Noire qui a participé à la vie politique française, puisqu'en 1946 il est le rapporteur de la loi qui fait des colonies de la Guadeloupe, Martinique, Guyanne et de la Réunion, des "départements d'outre-mer". En 2005 il a refusé de recevoir Nicolas Sarkozy alors ministre de l'Intérieur en visite dans les "Antilles". Il lui a offet Discours sur le colonialisme publié originellement en 1950 aux éditions Réclame, qui est un pamphlet anticolonialiste.

Césaire, Aimé. 1939. Cahier d'un retour au pays natal. Paris : Présence Africaine.
Césaire, Aimé. 195O. Discours sur le colonialisme. Réclame.